Sante Nord Sud asbl

Projet Santé et Intégration - Action Santé et développement

  Action Santé et développement (République démocratique du Congo) :
  • Octroi en 1998, avec le soutien des firmes pharmaceutiques Glaxo et Janssen, d’un don en médicaments (110kg) à l’hôpital général de référence de Koshibanda, en République démocratique du Congo.
  • Appui en 2003 par la mise à disposition d’un formateur à l’organisation d’une formation de 60 pairs éducateurs issus de 15 écoles secondaires de Kinshasa dans le cadre de la prévention du sida et des infections sexuellement transmissibles, formation organisée par l’ONG EVIS (Espoir, Vie et Solidarité)
  • Octroi en 2004 des ballots de friperies à 10 familles touchées par le sida habitant la commune de Masina, à Kinshasa.
  • Octroi en 2004 d’un don en matériel informatique au profit du diocèse d’Idiofa en vue de la création d’un centre de formation informatique et d’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication destiné aux écoles de la Cité d’Idiofa
  • Organisation en mai 2005 d’une mission d’identification et d’instruction auprès de la Clinique OSD de Kinshasa dans le cadre du Projet PISPTME (Projet Intégré de Soins et de Prévention de la Transmission du sida de la mère à l’enfant), en collaboration avec la Zone de santé de Kinshasa.
  • Réalisation de la première phase du projet de création d’un centre médico-psychosocial dédié à la prise en charge médicale et psychosociale des enfants et jeunes en situation de vulnérabilité pris en charge dans 3 centres de récupération des enfants de rue et « dits sorciers » présents dans les communes de Ngaba, Masina et Kingasani, à Kinshasa. Ce centre est le fruit d’une collaboration entre Santé Nord Sud ASBL et une l’ONG OM-COGIE.

Haut de pagetéléchargr en PDFOpération « Donnons-leur la vue »

1. Justification du projet

L’Organisation Mondiale de la Santé estime que 161 millions des personnes sont atteintes de déficience visuelle dans le monde, dont 17 millions sont aveugles et 124 millions souffrent de basse vision.
Toutes les 5 secondes, une personne perd la vue. A chaque minute, il s’agit d’un enfant. Au moins 13 millions d'enfants (de 5 à 15 ans) et 45 millions d'adultes en âge de travailler (de 16 à 49 ans) sont affectés dans le monde.

La grande majorité de déficiences visuelles sont imputables à des maladies oculaires comme la cataracte, le glaucome et la dégénérescence maculaire, le diabète, l’onchocercose, le trachome et la déficience en vitamine A.

90% des personnes présentant des déficiences visuelles vivent dans les pays en voie de développement. Les femmes, de même que les personnes vivant en milieu rural et souffrant des pathologies oculaires, sont les plus exposées en matière de déficience visuelle.

Un rapport de l’OMS, publié à l’occasion de la Journée Mondiale de la Vue, le 12 octobre 2006, révèle que 153 millions de personnes dans le monde présentent des erreurs réfractives non corrigées (plus connues sous les noms de myopie, d'hypermétropie et d'astigmatisme). Elles sont pourtant faciles à diagnostiquer, à évaluer et à corriger au moyen de lunettes ou de verres de contact.

Mais des millions de personnes vivant dans les pays en voie de développement n'ont pas accès à ces services de santé de base et particulièrement aux soins ophtalmologiques. Dans ces pays, on compte un seul ophtalmologue pour un million d’habitants et un opticien est situé à 1000 km du lieu de domicile.
Quand ils ne peuvent bénéficier de la correction optique nécessaire, les enfants échouent à l'école. Sans la correction optique qui convient, des millions d'enfants ne peuvent profiter des possibilités d'éducation qui leur sont données et des millions d'adultes sont exclus du monde du travail, avec toutes les conséquences économiques et sociales que cela entraîne. Ces personnes, comme leurs familles, se retrouvent alors souvent acculées dans un cycle d'appauvrissement à cause de leur mauvaise vue.

2. Historique du projet

L’opération «Donnons leur la Vue » est une initiative de Santé Nord Sud asbl, en partenariat avec l’association VIEWS1 (Visually Impaired’s Educational Word Support).

Cette opération entre dans le cadre de son Action Santé et Développement qui a pour objectif principal l’amélioration de l’état de santé et du bien-être des populations en situation de précarité, en particulier celles vivant dans les pays en voie de développement.

L’opération « Donnons leur la Vue » est née de cette volonté de contribuer à la réduction  des inégalités en matière de santé.

3. Objectifs poursuivis

  • Favoriser l’accès aux soins oculaires et ophtalmologiques en faveur des personnes démunies vivant dans les pays en voie de développement ;
  • Fournir des lunettes aux personnes souffrant des troubles visuels permanents ;
  • Sensibiliser l’opinion publique, en particulier sur la problématique de la déficience visuelle dans les pays en voie de développement, et sur l’inégalité de l’accès aux soins, en général, dans ces pays.

4. Modalités d’organisation de l’opération
L’opération consiste en la collecte, auprès du public et des professionnels (ophtalmologues et opticiens), des lunettes usagées ou non utilisées. A ce jour 43 opticiens, pharmaciens et ophtalmologues, participent à l'opération.

La collecte se fait par le biais des boites de collecte frappées du logo de l’Opération « Donnons leur la Vue ».
Ces boites de collecte seront présentes dans des lieux tels que les pharmacies, les cabinets d’ophtalmologues, les services d’ophtalmologie des hôpitaux et des magasins d’optique, pour que le public vienne y déposer des lunettes. Des affiches et des dépliants dédiés à l’opération seront diffusés à travers les sites de collecte pour sensibiliser le public à la problématique de la malvoyance dans les pays en voie de développement.

Depuis 2008, 5 000 lunettes on été récoltées et entreposées avant d'être acheminées en RDC.

Le ramassage des lunettes ainsi collectées est assuré mensuellement. Une fois collectées, les lunettes seront analysées et classées par dioptries, avant leur acheminement vers les pays de destination, grâce aux bénévoles recrutés spécialement pour assurer le bon déroulement de l’opération, avec comme objectif de créer un emploi, par la suite. 

Pour garantir la transparence de l’opération, un rapport moral est envoyé aux donateurs sur l’utilisation des lunettes collectées. Une convention de partenariat d’une durée d’un an, renouvelable à souhait, lié les sites de collecte à Santé Nord Sud asbl pendant toute la durée de l’opération.

pdf Liste des participants

pdf TELECHARGER LE FORMULAIRE D'INSCRIPTION - Donnons-leur la vue

 

Haut de pageProjet Intégré de Prévention et de Soins
contre la Transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant

1. Analyse de la situation

Contexte socioéconomique et humanitaire de la RDC

Pays d'Afrique centrale, troisième pays africain en terme de superficie avec une population totale de 53 millions d'habitants, la République démocratique du Congo connaît une situation socioéconomique extrêmement préoccupante en raison de la guerre qui secoue le pays depuis plus de 8 ans. Le pays est considéré actuellement comme l'un des plus pauvres du monde. Il a reculé de plusieurs places dans le classement mondial du développement humain avec un indice de développement humain (IDH) estimé à 0.431. La RDC occupe la 155 ème place sur 173 pays classés en 2000 (Rapport Banque Mondiale sur le développement humain, 2000).

La dégradation de l'environnement économique observée ces dix dernières années a entraîné un effondrement du tissu social déjà mal en point. Les principaux traits de l'évolution sociale sont caractérisés notamment par l'augmentation du chômage, l'aggravation de la pauvreté, l'inefficacité et la disparité du système éducatif et la dégradation continue du système sanitaire. Une enquête effectuée dans les grandes villes en 1995 indique que la pauvreté frappe un peu plus de 80% des populations urbaines. Par ailleurs, le PIB par habitat est passé de 96,8 dollars US en 1997 à 68,3 dollars en 2000, soit 0,19 $ par jour et par personne. Face à l'amenuisement des ressources de l'Etat et à la baisse de l'aide publique au développement, très peu de ressources budgétaires ont été allouées aux secteurs de la santé. En effet, les dépenses de santé sont tombées de 0,8% du PNB en 1990 à 0,02% en 1998 contre une moyenne de 1,8% du PNB pour l'Afrique sub-saharienne. Elles représentaient 0,3% des dépenses totales en 1998 contre 3,9% en 1990.

Tous les indicateurs de l'état de santé et du bien-être général révèlent une dégradation continue de la situation sanitaire du pays, caractérisée par un faible niveau de couverture et de fonctionnalité, une disparité géographique et modicité de crédits budgétaires ainsi qu'une mauvaise allocation des ressources et des équipements.

En matière de santé reproductive, la République démocratique du Congo présentent des handicaps de taille. Le pays présente un taux de mortalité maternelle, dont la moyenne est passée de 870 en 1995 à 1837 par naissances vivantes en 1998, avec d'importantes variations entre Kinshasa (2.000 p. 100.000) et les provinces occupées de l'Est (3.000 p. 100.000). Cet accroissement du taux de mortalité maternelle est associé à la détérioration et au dysfonctionnement du système sanitaire ainsi qu'à l'insuffisance de la qualité des soins et des services.

 Contexte du sida en République démocratique du Congo

En RDC, on estime à ce jour que 3 millions de personnes - sur une population totale de 53 millions - vivent avec le VIH ou le sida. La prévalence du VIH/SIDA est estimée à 4,8% provoquant chaque année plus de 300.000 décès dont 80% sont enregistrés dans la tranche d'âge de 15 à 45 ans. Un rapport du Programme National de Lutte contre le Sida indique que plus de 60% des Congolais entre 15 et 39 ans risquent de contracter le sida d'ici 2010.

Les femmes représentent 55% des cas du sida en RDC et ce nombre est en constante augmentation. En 1990, on estimait à 8% le taux de prévalence du VIH/Sida chez les femmes enceintes. Ce phénomène est accéléré à la fois par la présence des troupes étrangères venues des pays les plus infectés de l'Afrique orientale et australe et des comportements sexuels à haut risque des adolescents et des jeunes.

A la fin 1999, 600.000 femmes de 15 à 49 ans étaient séropositives pour l'infection à VIH. Environ 4 à 6% des femmes de 15 à 24 ans étaient infectées la même année. Des études effectuées auprès des femmes enceintes fréquentant les consultations prénatales ont mis en évidence des taux de prévalence entre 4,1% et 4,9%, avec d'importantes variations entre les régions urbaines et rurales. Certaines régions rurales ont montré des taux très élevés, jusqu'à 8,5% (Ministère de la Santé, République démocratique du Congo, 2004). Le taux de transmission mère-enfant du VIH est estimé entre 25 et 30%. Fin 1999, le nombre d'enfants âgés de 0 à 14 ans atteints était estimé à 53.000 avec un nombre de décès évalué entre 10.000 et 25.000. Le taux de mortalité périnatale et infantile était respectivement de 101 et de 152 pour mille naissances vivantes.

La progression de la transmission mère –enfant observée depuis quelques années en RDC tient à plusieurs facteurs : manque d'accès aux interventions préventives (services d'orientation-conseil et de dépistage volontaire du VIH, allaitement artificiel, césarienne sélective et faible utilisation du préservatif), faible recours aux soins prénatals, la violence sexuelle vis-à-vis des femmes, inégalités entre le sexe, fréquence élevée des infections sexuellement transmissibles et surtout le faible accès au traitement antirétroviral. Il convient de souligner que 90 % de malades du Sida congolais n'ont pas accès à la prophylaxie antirétrovirale. La prise en charge des malades du sida est aléatoire faute des moyens suffisants. Sur 350.000 malades du sida hospitalisés en 2003 à l'échelle du pays, seulement 1.500 avaient accès aux antirétroviraux selon un rapport du Programme National de Lutte contre le Sida.

Face à cette situation préoccupante, la RDC n'a pas encore développé des interventions efficaces en matière de prévention de la transmission de la mère à l'enfant. Quelques initiatives ont été entreprises à travers le pays, mais elles sont restées ponctuelles, disparates et circonscrites à quelques grands centres urbains comme Kinshasa où un seul projet a été récemment mis en place dans 3 maternités avec l'aide de la Coopération allemande. Ces initiatives touchent à peine 5% des femmes séropositives enceintes. Le prix des antirétroviraux constitue le principal facteur limitant la mise en place des interventions visant à prévenir la transmission de la mère à l'enfant.

2. Population visée par le projet

  • Femmes séropositives enceintes et/ou non habitant la zone de santé de Kinshasa
  • Enfants nés de mères séropositives habitant la zone de santé de Kinshasa

3. Site du projet : Clinique OSD

 La Clinique OSD est située dans la ville de Kinshasa. Elle fait partie de 4 maternités encore opérationnelles que compte la Zone de Santé de Kinshasa. Les deux autres maternités sont : la maternité de Barumbu qui accueille le seul programme de prévention de la transmission de la mère à l'enfant et la maternité Danoise. Cette zone de santé dessert près de 112.000 personnes avec une population flottante estimée à 7500 personnes. La maternité dispose de 30 lits, elle accueille chaque année en moyenne 1000 patientes. Un début de programme visant la prise en charge des femmes séropositives est en cours, mais souffre d'un manque des moyens matériels pour être suffisamment efficace.

4. Objectifs généraux

  • Réduire de 30% d'ici 3 ans la transmission du VIH des femmes séropositives à leurs enfants.
  • réduire de 30% la morbidité et la mortalité liées au VIH/SIDA et aux pathologies qui y sont associées en faveur des femmes et des enfants
5. Objectifs spécifiques
  • Augmenter de 50% au moins d'ici trois ans la disponibilité et l'utilisation de services de conseil et dépistage volontaire pour plus de 80% des femmes fréquentant la Clinique OSD
  • Former d'ici trois ans plus 80% du personnel médical et paramédical en matière de prise en charge des femmes séropositives et particulièrement sur la pratique des accouchements à moindre risque, le suivi du post-partum, le conseil nutritionnel, la planification familiale, etc.
  • Fournir si possible un accès au traitement antirétroviral en faveur de 80% des femmes et leurs nouveaux-nés, y compris les services complémentaires tels que le conseil nutritionnel, le soutien psychosocial, la planification familiale et les moyens de protection.
  • Contribuer à l'élaboration et à la mise en place des programmes nationaux standardisés de prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant, y compris dans le domaine de la recherche

6. Résultats attendus

  • D'ici 3 ans, 90% des femmes séropositives bénéficieront d'une prise en charge intégrée comprenant : un accès à la prophylaxie antirétrovirale, des conseils en matière d'allaitement, de planification familiale et un soutien psychosocial
  • D'ici trois ans, 90% des femmes enceintes fréquentant les consultations prénatales de la Clinique OSD se feront proposées des tests de dépistage volontaires et bénéficierons des conseils adaptés avant et après le test de dépistage.
  • D'ici trois ans, plus 80% du personnel médical et paramédical seront formés en matière de prise en charge des femmes séropositives et particulièrement sur la pratique des accouchements à moindre risque, le suivi du post-partum, le conseil nutritionnel, la planification familiale.
  • D'ici 3 ans, les personnes habitant la zone de santé de Kinshasa et particulièrement les femmes fréquentant la Clinique OSD verront leur niveau de connaissance sur le sida augmenté et adopteront des comportements préventifs.

7. Activités

  • Dépistage, diagnostic, prévention et traitement des maladies opportunistes et prise en charge des pathologies liées au sida et particulièrement les cancers gynécologiques.
  • Prévention, dépistage, diagnostic et traitement des infections sexuellement transmissibles
  • Formation spécifique du personnel médical, paramédical et administratif en matière de prise de la femme séropositive enceinte, du suivi de la grossesse jusqu'à l'accouchement et au post-partum, aux techniques de laboratoire, à la gestion des médicaments antirétroviraux et en conseil pré et post-dépistage et sur la prophylaxie post-exposition
  • Formation des accompagnateurs sociaux en matière de prise en charge sociale des femmes et enfants
  • Planification familiale
  • prévention de la contamination post-exposition en faveur des agents de santé travaillant auprès des mères séropositives enceintes ou pas et des enfants infectés par la mise en place d'un protocole de prévention des contaminations post-expositionnelles
  • Conseils – orientation –écoute avant et après le test de dépistage volontaire
  • formation des accompagnateurs sociaux dans la prise en charge sociale des femmes séropositives et leurs familles
  • Le soutien psychosocial qui inclut les services de conseil initiaux et de suivi visant à satisfaire les besoins matériels, affectifs et spirituels des femmes séropositives et de leurs familles.

8. Stratégies de mise en œuvre du projet

Le programme sera mis en oeuvre en collaboration étroite avec la Zone de Santé de Kinshasa dont dépend la Clinique OSD, des organisations communautaires (les associations des femmes, les groupes d'entraide, etc.) actives dans des actions de lutte contre le sida, en s'appuyant sur les directives nationales, les politiques, stratégies et recommandations internationales en matière de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Les activités du programme s'inscrit dans une perspective large de solidarité et de lutte contre la pauvreté et la discrimination à l'égard des femmes. Sur le plan pratique, les services proposés dans le cadre de son programme seront intégrés dans les services de santé maternelle et infantile.

Santé Nord Sud apportera un soutien dans les domaines suivants : fourniture de l'équipement et de ressources avec l'appui possible d'une ou plusieurs organisations non gouvernementales, formation du personnel, mise en place d'un dispositif de suivi et d'évaluation du programme. La contribution des organisations communautaires (groupes d'entraide) ou des ONG locales consistera à mener des actions de sensibilisation et d'information du public en général et des femmes et filles en particulier. La prévention primaire reste une des actions prioritaires dans la lutte contre le VIH/SIDA en général et la transmission mère-enfant en particulier.

 9. Calendrier d'exécution

 Phase d'identification et d'instruction : Janvier – Mars 2005 (en cours)

Phase de démarrage du projet : Mai 2005

Phase opérationnelle : juillet 2005 (acquisition des équipements, formation du personnel)

Evaluation :

•  1 ère évaluation intermédiaire : décembre 2005

•  2 ème évaluation intermédiaire : décembre 2006

•  évaluation finale : décembre 2007

Nous recherchons des partenaires susceptibles de soutenir la mise en place de ce programme en apportant du matériel médical nécessaire.


Santé Nord Sud asbl recherche des partenaires (hôpitaux, cliniques, cabinets de médecine générale, firmes pharmaceutiques et médicales voire des particuliers) susceptibles de mettre à notre disposition des produits pharmaceutiques non utilisés ou du matériel médical usagé (encore en état de marche) afin qu'ils soient envoyés au profit des centres de santé et hôpitaux en République démocratique du Congo.


Actions menées en Belgique par Santé Nord Sud ASBL Actions de Santé Nord Sud

 

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